Vars NEWS
Vars et ses artisans
Si hier comme aujourd'hui,
les saisons et les fêtes religieuses et paiennes continuent à rythmer la vie, il est des personnages qui autrefois ponctuaient mois et semaines par leur passage dans les villages et les fermes: les artisans.
Quelques uns ont disparu, d'autres ont subsisté et se sont installé à demeure. Les moyens de communication dont nous disposons et les besoins que la société de consommation a fait naître, ont boulleversé quelque peu nos habitudes.

Le Cordonnier:
se souviennent encore quelques anciens, passait de maison en maison, une fois l'an comme le remouleur, pour faire les chaussures de la famille et les ressemeller.
Le forgeron:
dans les temps les plus récents, possédait sa forge à Sainte Marie, où chaque famille venait y passait une journée entière: entretien de l'outillage et du matériel agricole, ferrage des mulets.

Le menuisier:
était établi dans la vallée de Vars même si chaque famille fabriquait son propre mobilier. On ne faisait appel au menuisier que pour des commandes qui demandaient l'art et la manière de travailler le bois et pour des pièces très particulières.

La construction:
des maisons, des bâtiments agricoles, des édifices civils et religieux recquérait des compétences de spécialistes. Ainsi, des maçons italiens et des manoeuvres arrivaient constitués en équipes sur le chantier avec leurs gabarits à voûte.
Le charpentier, en revanche résidait en vallée, on faisait appel à ses services une fois que les murs étaient montés et après chaque incendie quand il fallait réparer les toitures.
Celui qui souhaitait construire ramassait les pierres les unes après les autres, dans les près, dans le lit des rivières et des torrents, et la chose pouvait parfois durer trois ans.
Il procédait de même pour le bois nécessaire à la charpente. Ce n'est qu'une fois les matériaux réunis qu'il faisait appel aux artisans énumérés ci dessus.
Quant au ciment, il était fabriqué sur place. Ainsi, des fours à chaux existait un peu partout. Lorsque le feu était éteint, on sortait les morceaux de chaux cuite qu'on écrasait avant de la mélanger au gravier ramassé dans les rivières afin de produire le ciment nécessaire à lier les pierres de l'appareil.
Quand la quantité produite était supérieure à ce qui était utilisé, on creusait alors dans la terre des trous dans lesquels on stockait cette chaux. Ainsi, il arrive encore d'en trouvait à l'occasion de travaux de terrassement.

Les scieurs de long:
On les mandait de ferme en ferme pour venir débiter les fûts de mélèzes ou d'autres essences qui avaient été abattus.Cette activité se pratiquait essentiellement l'hiver.

La fabrication des chaises:
était souvent du ressort d'italiens qui voyageaient de village en village, de maisons en maisons, où ils choisissaient les meilleures bûches sur le tas de bois.
Ensuite, ils débitaient en montants, barreaux, etc...
Pour garnir l'assise et plus rarement le dosseret, ils se servaient de la paille de seigle, réputée pour être la plus résistante, dans les granges où elle était remisée après la moisson.

Le colportage:
à pied et en charrettes tirées par des mulets, est une activité qui pendant longtemps a favorisé la communication des hauts alpins avec l'extérieur.